Partie 1 : Introduction
Paru le 2006 11 15
Ce livre blanc permet de mieux appréhender les enjeux de l’accessibilité numérique, une obligation légale bénéfique à tous les citoyens. Dans ce cadre, nous aborderons le contexte actuel de l’accessibilité, ainsi que les initiatives, les normes et standards mis en place à destination des applications Web. Sur cette base, nous nous intéresserons à la conformité des produits et des technologies Microsoft relatifs à la conception et à la réalisation de sites Web pour la réalisation de sites Web accessibles.
Plus particulièrement, ce document constitue un guide de référence vous permettant de produire des sites Web Accessibles basés sur Content Management Server 2002 et/ou les technologies SharePoint. Il définit dans quelle mesure ces technologies offrent le meilleur respect possible des critères AccessiWeb au moins de niveau Bronze.
Le présent document constitue la première version du livre blanc technique sur l’accessibilité des sites Web basée sur les solutions Microsoft, et fait référence à la fois aux standards et cadres normatifs disponibles à la date de publication ainsi qu’aux fonctionnalités des produits et technologies précités telles qu’elles sont proposées dans la version courante à cette même date de publication. Ce document est mis à jour lorsque des évolutions sont à prendre en considération.
Sur cette page
Introduction
Définir l’accessibilité numérique
Les handicaps
Les recommandations du W3C
Le label AccessiWeb
Le référentiel accessibilité des services Internet de l’administration française
Les engagements de Microsoft
Introduction
La notion d'accessibilité numérique est apparue dès l’émergence des nouvelles technologies de l’information et de la communication et plus particulièrement avec l'Internet.
L'utilisation du Web (généralement considéré comme la technologie la plus rapidement adoptée de l'histoire) fait partie intégrante de notre vie quotidienne et se répand rapidement dans tous les domaines de la société. Le Web constitue, à ce titre, la source d'information la plus globale.
Pour autant, les personnes handicapées éprouvent des difficultés à utiliser à ce médium, ainsi que, d’une façon générale, les services (interactifs) proposés en ligne.
Comme le souligne Tim Berners-Lee, directeur du W3C et « inventeur » du World Wide Web :
« La puissance du Web réside dans son universalité. L’accès par tous quel que soit le handicap en est un aspect essentiel »
Le problème ne réside pas dans l’accès à l’informatique (selon certaines études, les personnes handicapées visuelles seraient deux fois plus équipées en ordinateur que la moyenne nationale de la France). Le problème réside réellement dans l’utilisation du Web : les sites Web que ces personnes visitent ne sont pas toujours adaptés aux dispositifs d'assistance qu'elles utilisent ou n'incluent aucune caractéristique d'accessibilité, même élémentaire.
La notion d’accessibilité met en exergue l’idée que ces technologies représentent à la fois un potentiel et un risque d’exclusion supplémentaire pour les personnes handicapées.
La loi n° 2005-102 pour « l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » adoptée le 11 février 2005 avec son article 47 en fait désormais une obligation, au même titre que l'accessibilité physique des bâtiments :
« Les services de communication publique en ligne des services de l’état, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent doivent être accessibles aux personnes handicapées. »
L’accessibilité numérique est mise sur le devant de la scène. L’accessibilité devient donc une priorité… et une obligation.
La France rejoint ainsi les pays européens comme l’Espagne, l’Italie, le Portugal, le Royaume Uni et la Suède, qui ont déjà pris des dispositions légales dans ce sens en conformité avec les directives européennes et les différents plans d’action et initiatives associées. Les institutions européennes se sont en effet engagées à respecter les normes actuelles en matière d'accessibilité et un grand nombre d'autres organisations de l'Union Européenne partagent cet objectif.
Pour offrir un rapide éclairage sur la situation européenne, citons notamment le plan d'action eEurope 2002 (Accessibility of Public Web Sites and their content » - Accessibilité des sites publics et de leurs contenus) qui incite les sites Web publics des états membres à être accessibles aux handicapés.
Ensuite lors du Conseil Européen de Séville en Juin 2002, le plan d'action eEurope 2005 (An information society for all - une société d’information pour tous) confirme les travaux de la WAI (Web Accessibility Initiative) initiée par le Consortium W3C (World Wide Web Consortium) pour l'accessibilité des sites Web (Cf. section § 1.3 « Les recommandations du W3C »)."
En outre, dans le cadre de ce plan d’action eEurope 2005, le projet Support-EAM (Supporting the creation of an e-Accessibility Quality Mark – Soutien d’un label de qualité pour l’accessibilité du Web) souhaite harmoniser les méthodologies d’évaluation de l’accessibilité des sites Web, créer un label de qualité certifiant l’accessibilité des services Internet, et diffuser l’utilisation de ce label de qualité en Europe. Ce projet fait référence directe à la résolution 5165/03 du Conseil de l’Europe sur l’accessibilité numérique stipulant l’amélioration de l’accès à la société de la connaissance pour les personnes souffrants d’un handicap, invitant la Commission et les états membres « à considérer l’apport d’un label pour les biens et services qui respectent les standards de l’accessibilité numérique ».
A titre d’illustration, une récente étude de Forrester Research, Inc (Cf. « Research Studies About Accessible Technology ») montre, qu’en 2010, près de la moitié de la population de pays européens tels que l’Allemagne, la Belgique ou la France sera âgée de 45 ans et plus. En 2050, les séniors représenteront plus du double de la population des moins de 35 ans.
Nous recensons également l’initiative « i2010 – European Information society in 2010 » qui vise à offrir une approche intégrée de la société de l’information et des politiques audio-visuelles au sein de l’Union Européenne. Cette démarche englobe la réglementation, la recherche et la promotion et le déploiement de la diversité culturelle. Elle vise à rendre la société de l‘information accessible à tous et à faire de l’eInclusion ou Inclusion numérique un élément clé du processus d’inclusion (eInclusion@EU)."
En France, la mise en œuvre effective de l’article 47 de la loi n° 2005-102 relatif aux services de communication publique en ligne des services de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics suppose toutefois un dispositif d’accompagnement cohérent et concerté. Un décret d’application promulgué, selon toute vraisemblance, en mars 2006 prochain devrait en préciser le contenu.
Dans ce contexte tant national qu’européen, ce livre blanc permet de mieux appréhender les enjeux de l’accessibilité numérique. Dans ce cadre, nous aborderons le contexte actuel de l’accessibilité, ainsi que les initiatives, les normes et standards mis en place à destination des applications Web. Sur cette base, nous nous intéresserons à la conformité des produits et des technologies Microsoft relatives à la conception et à la réalisation de sites Web pour la réalisation de sites Web accessibles
Définir l’accessibilité numérique
Si les personnes handicapées n’ont pas de problème d’accès à l’informatique (selon certaines études, les personnes handicapées visuelles seraient deux fois plus équipées en ordinateur que la moyenne nationale de la France), elles ont un réel problème d'utilisation d’Internet et de ses services.
Tim Berners-Lee, directeur du W3C et « inventeur » du World Wide Web, donne cette définition de l’accessibilité numérique :"
« Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales.
Mettre les services et les contenus de communication en ligne à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales »
En d’autres termes, l'accessibilité numérique peut se définir simplement comme « la capacité d'une personne – quel qu’elle soit -à accéder à la toile » : un site Web est accessible s'il peut être utilisé indifféremment par une personne présentant ou non un handicap quel qu’il soit. Le contenu, les caractéristiques et les services offerts par un site se doivent d’être accessibles à un public aussi large que possible, indépendamment de l'âge, d'un handicap ou des limites de la technologie ou de l'environnement de l'utilisateur.
A titre d’illustration, Il y a dans le monde plus de 750 millions de personnes qui souffrent d'un handicap. Le document « Le handicap en chiffres – version 2004 » du Ministère de la Santé donne un aperçu de la situation en France. Si toutes ces personnes n'utilisent pas toutes les services de la toile Web, faute dans certains cas de disposer tout simplement des moyens (financiers, techniques, etc.) d’y accéder , nombre d’entre elles cherchent à en bénéficier et il semble juste et équitable de supprimer autant que possible les divers obstacles qu'elles rencontrent lors de leur navigation sur la toile.
L’accessibilité numérique correspond à un champ de prescriptions techniques prenant en compte la diversité de ces besoins et très particulièrement l’ensemble des aspects qui peuvent constituer un obstacle pour des personnes handicapées.
Dans la pratique, cela tient souvent à peu de choses, mais ces réflexions sont très peu intégrées dès l’origine des projets de déploiement de sites Web.
Les développeurs, la plupart du temps par manque de sensibilisation, ne disposent d’aucun cadre auquel se référer/conformer.
L'accessibilité du Web est souvent perçue comme le fait de donner accès aux contenus numériques pour les personnes handicapées. Pourtant, rendre un site accessible présente d'autres avantages dépassant largement le simple champ du handicap et va bien au-delà de la compatibilité des aides techniques (Cf. section § 1.2.2 « Les technologies d'assistance ») des personnes handicapées avec les sites Web. Ceci est loin de se limiter aux personnes handicapées.
Lorsque l'information Web est conçue et réalisée pour être accessible aux personnes handicapées, les sites résultants s’en trouvent généralement construits de manière plus logique et mettent l'accent sur le contenu plutôt que sur la fourniture d'information. Les frais de maintenance s’en trouvent d’autant réduits.
Les sites accessibles deviennent utilisables à partir d'ordinateurs d’entrée de gamme disposant de connexions Internet plus lentes, etc.
Ceci permet également d’améliorer la portabilité des sites sur l’ensemble des supports d’affichage tels qu’un téléphone mobile avec accès Internet ou un assistant numérique personnel. Constat important quand on comptabilise 720 millions d’utilisateurs de terminaux mobiles en 2004.
Accessibilité ou « utilisabilité » ?
Bien que ces deux notions soient étroitement liées, elles présentent néanmoins quelques différences essentielles.
Si certains sites Web sont techniquement accessibles, ils n’en sont pour autant pas toujours simples à utiliser. Un site Web accessible n'est donc pas systématiquement utilisable.
Alors que l'accessibilité a pour objet essentiel d'« ouvrir » (les portes d’) un site Web à une population d’utilisateurs la plus globale, l'utilisabilité vise en revanche en termes d’objectifs à améliorer la satisfaction, l'efficacité et l'efficience de la population cible dudit site.
L'accessibilité couvre des aspects/considérations techniques, l'utilisabilité concerne l'expérience, celle de l'utilisateur lorsqu'il accède à un site Web donné. L'utilisabilité est assez comparable à une qualité en ce sens où on ne la remarque que lorsqu'elle fait défaut !
L'utilisabilité pourrait donc se définir comme « la facilité avec laquelle les visiteurs peuvent utiliser un site Web ». L'utilisabilité du Web ne se limite pas à s'assurer que tout fonctionne bien sur le site mais également à mesurer à quelle vitesse et avec quelle aisance les visiteurs peuvent utiliser le site.
La loi de Jakob Nielsen (Cf. « useit.com: Jakob Nielsen's Website ») relative à l'expérience de l'utilisateur de l'Internet est probablement celle qui exprime le mieux la nécessité de l'utilisabilité du Web :"
« Les utilisateurs passent la plupart de leur temps sur d'autres sites »
L'utilisabilité du Web couvre non seulement des éléments tels que l'intuition ou encore la convivialité pour l'utilisateur mais également le temps de téléchargement, la présentation d'une page, l’infographie, l'animation, la navigation, l'architecture de l'information, la recherche, etc.
On ne peut l'apprécier que par l'expérience et la satisfaction de l'utilisateur final :
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L'utilisateur peut-il aisément trouver l'information qu'il recherche ?
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Les services offerts sont-ils faciles d'accès et les informations fournies sont-elles simples à comprendre ?
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Le contenu du site est-il présenté de manière cohérente ?
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Le site dispose-t-il d’une structure logique et compréhensible et permet-il une navigation aisée et efficace ?
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Le site fournit-il des explications relatives à la manière dont il est organisé et au fonctionnement de la navigation ?
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L'utilisateur peut-il travailler en interaction avec le site et fournir un retour d'informations ? Obtient-il une réponse rapide et satisfaisante ?
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Le site propose-t-il des paramètres de recherche ?
-
Etc.
Comme ces quelques questions le soulignent, la notion d'utilisabilité du Web est particulièrement vaste et nous ne pouvons prétendre en couvrir les moindres facettes.
Quelques préjugés et malentendus classiques...
Quelques préjugés viennent freiner la prise en compte de l’accessibilité. D’aucuns pensent convaincus que :
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Les personnes handicapées n’ont pas accès à l’informatique alors pourquoi donc se soucier d’Internet pour elles. Ceci est invalidé par les aides techniques et logiciels d’assistance disponibles (Cf. section § 1.2.2 « Les technologies d'assistance »). D’ailleurs, selon certaines études, les personnes handicapées visuelles par exemple seraient deux fois pus équipées en ordinateur que la moyenne nationale en France…
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Internet est un média fondé sur l’image ou autres éléments multimédias donc impossible à rendre accessible pour les personnes handicapées visuelles par exemple. Offrir un texte alternatif à une image rend l’information véhiculée lisible par une plage braille ou une synthèse vocale.
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L’accessibilité tue la créativité : les pages Web accessibles sont des pages qui ne contiennent que du texte et qui sont dès lors ennuyeuses ou monotones. Fort heureusement, il n'en est rien. Comme nous venons de le voir, l'accessibilité du Web n'est pas une question de restrictions conduisant à des interfaces pauvres mais d'améliorations. Il s'agit de s'assurer qu'un contenu non textuel soit accessible aux personnes présentant un handicap.
L'accessibilité du Web commence dès la phase de conception. Autrement dit, pour faire court, il est important de concevoir un site en ayant l'accessibilité à l'esprit. « Conception accessible » ne signifie donc pas « conception minimaliste » mais… « conception réfléchie » !
L’accessibilité n’est pas une contrainte mais une garantie explicitée au sein d’un processus Qualité.
Chaque étape d’un projet est concernée, de la réflexion la plus amont jusqu’au suivi en passant par la réalisation ou l’accompagnement.
Ainsi, la prise en compte de l’accessibilité dans la conception impacte tous les niveaux : ergonomique, graphique et technique. L’expérience des équipes projet et les solutions, outils et technologies envisagés doivent permettre la mise en place d’interfaces Web performantes et adaptées aux cibles tout en respectant les recommandations de la WAI (Cf. section § 1.3 « Les recommandations du W3C ») liées à l’accessibilité.
Ainsi, ce respect des recommandations liées à l’accessibilité se doit d’être pris en compte dès la phase de conception au niveau de :
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La création des maquettes graphiques intégrant une majorité de handicaps (Cf. section § 1.2 « Les handicaps ») ;
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La vérification de principe et l’adaptation de certaines ergonomies « standards » si nécessaire ;
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La définition du « story-board » par une prise en compte de critères spécifiques telle que la gestion des tableaux de données ;
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La définition et rédaction de la charte éditoriale par la mise en place de règles systématiques (longueur des contenus, utilisation des acronymes, hiérarchie des contenus, etc.) ;
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La sélection des outils de gestion de contenu en s’assurant que les futurs contenus produits seront accessibles ;
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La définition pour cela d’un cadre de testabilité intégrant dans le plan de test l’utilisation d’outils de navigation adaptés comme Lynx, JAWS, etc. en plus des browsers Web cibles. Les tests de validation « accessibilité » doivent être systématiquement intégrés à la démarche Qualité des projets Web ;
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Etc.
Chaque livrable résultant doit être contrôlé, évalué de façon à s’assurer qu’il respecte les critères d’accessibilité.
La phase de réalisation doit garantir le strict respect des standards et des dispositions adoptées dans la phase de conception. Rigueur, cohérence et procédures de tests renforcées sont les maîtres mots de cette démarche.
L’adoption d’une démarche méthodologique souple et dynamique comme Microsoft Solutions Framework (MSF) issue des années d'expérience acquises par les équipes de développement de Microsoft et les consultants de Microsoft dans le monde permet d’assurer la maîtrise des processus et des techniques de gestion de projets de ce type.
L’accessibilité numérique garantit un accès égal pour tous mais contribue également à la qualité générale des services, de leur ergonomie et de leur facilité d’utilisation. Elle bénéficie donc à tous.
Certains pensent que les caractéristiques d'accessibilité de base sont difficiles et très onéreuses à mettre en œuvre. Ceci faux puisqu'il existe des directives élémentaires qui, moyennant peu d'efforts pour les suivre, peuvent améliorer l'accessibilité et l'utilisabilité des sites Web. Ce livre-blanc aura tout le loisir de l’illustrer dans les chapitres suivants autour des produits et technologies Microsoft.
Le développement de services sur Internet destinés spécifiquement à certaines catégories de personnes handicapées, comme par exemple, la traduction en langue des signes en ligne ou de bibliothèques numériques ne relève pas à proprement parler de l'accessibilité numérique mais d'une approche complémentaire et connexe.
Avant d’aborder les normes actuelles en matière d'accessibilité, revenons l’espace d’une section sur les handicaps et les stratégies adaptatives.
Les handicaps
Comme nous l’avons déjà dit comme postulat de départ de ce livre-blanc, la toile ou plus prosaïquement le Web peut présenter des obstacles non négligeables pour des personnes atteinte d’un handicap. . Afin de mieux appréhender l’accessibilité de sites Web, il convient au préalable de mieux identifier les diverses familles de handicaps.
Les types de handicap
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Handicaps visuels – Ce type de handicap comprend notamment :
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Cécité - La cécité implique une perte substantielle et incorrigible de la vision des deux yeux ;
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Faible vision (également qualifiée de « malvoyance » dans certaines parties de l'Europe) – On la distingue différemment comme une faible acuité visuelle (qui se traduit par une vision imprécise), une « vision tunnel » (qui se traduit par une vision limitée au centre du champ visuel), une perte de la vision centrale (qui se traduit par une vision limitée à la périphérie du champ visuel) ou une vision brouillée ;
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Dyschromatopsie - La dyschromatopsie est un manque de sensibilité à certaines couleurs. Parmi les formes communes de dyschromatopsie figure la difficulté à distinguer le rouge du vert ou le jaune du bleu. La dyschromatopsie se traduit parfois par une incapacité à percevoir les couleurs ;
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Handicaps auditifs – Ce type de handicap comprend notamment :
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Surdité - La surdité implique une perte substantielle et incorrigible de l'ouïe des deux oreilles. Certaines personnes atteintes de surdité ont pour première langue le langage des signes et ne peuvent pas toujours lire ou écrire couramment une autre langue ;
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Perte d'acuité auditive - Une personne présentant une perte légère à modérée de l'ouïe peut être considérée comme « dure d'oreille » ;
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Handicaps physiques – Ces derniers correspondent essentiellement à des handicaps moteurs; ce qui implique une faiblesse ou une déficience du contrôle musculaire (tels que mouvements incontrôlés, perte de coordination ou paralysie), une perte de sensibilité, des problèmes articulaires ou des membres manquants. Certains handicaps physiques peuvent inclure des douleurs qui empêchent la mobilité. Ces handicaps peuvent concerner les mains et les bras ou d'autres parties du corps.
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Troubles du langage - Les troubles du langage peuvent inclure une difficulté à prononcer un discours reconnaissable par un logiciel de reconnaissance vocal, qu'il s'agisse d'un problème de faiblesse ou de clarté du son.
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Handicaps cognitif ou neurologique – Ce type de handicap comprend notamment :
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Dyslexie - Les personnes qui souffrent de dyslexie ou de dyscalculie (parfois appelées « troubles de l'apprentissage » aux États-Unis) peuvent éprouver des difficultés à comprendre le langage écrit ou les images en cas de lecture visuelle et avoir des problèmes de compréhension à l'audition du langage parlé ou des problèmes de compréhension à l'audition ou à la lecture des chiffres ;
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Troubles de la concentration - Les personnes qui souffrent de troubles de la concentration peuvent éprouver des difficultés à fixer leur attention sur l'information ;
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Dysfonctionnement intellectuel - Les personnes qui souffrent de dysfonctionnement intellectuel (parfois appelés « troubles de l'apprentissage » en Europe) peuvent avoir besoin de plus de temps pour apprendre ou éprouver des difficultés à comprendre des concepts complexes ;
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Troubles de la mémoire - Les personnes qui souffrent de troubles de la mémoire peuvent avoir des problèmes de mémoire à court ou à long terme, ou souffrir de pertes du langage ;
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Troubles de la santé mentale - Les personnes qui souffrent de troubles de la santé mentale ou émotionnelle peuvent éprouver des difficultés à se concentrer sur l'information fournie par un site Web ou être gênées par une vision floue ou par des tremblements des mains, effets secondaires des médicaments ;
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Malaises (seizure disorders) - Certaines personnes éprouvent des malaises déclenchés par un scintillement visuel ou par des signaux audio à une certaine fréquence ;
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Handicaps multiples - La combinaison de handicaps peut réduire la possibilité pour l'internaute d'utiliser une information accessible.
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Problèmes liés au vieillissement - Le vieillissement peut entraîner des changements discrets et/ou progressifs dans la capacité fonctionnelle des personnes ou une combinaison de changements liés à la vision, l'audition, la dextérité et la mémoire.
Les technologies d'assistance
Les technologies d'assistance sont des produits utilisés par des personnes handicapées pour pouvoir assumer des tâches qu'elles ne seraient pas en mesure d'accomplir ou qu'elles accompliraient difficilement seules.
Rattachées à un ordinateur, les technologies d'assistance sont communément appelées « aides technique ».
Certaines aides techniques dépendent du fonctionnement d'autres agents utilisateur tels que le navigateur graphique (par opposition au navigateur texte), le lecteur multimédia, etc.
En voici quelques exemples :
Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter le document du W3C « Evaluation, Repair, and Transformation Tools for Web Content Accessibility » qui contient, entre autres, les liens vers les différents navigateurs spécialisés, lecteurs d’écran, navigateurs d’adaptation, navigateurs vocaux, et autres méthodes d’accès.
Les stratégies adaptatives
Les stratégies adaptatives sont des techniques facilitant la navigation dans les pages Web.
Une personne non-voyante ou malvoyante peut utiliser les touches du clavier comme la touche « tabulation » pour passer de liens en liens, d’onglets à onglets dans le cas d’un formulaire etc.qui peuvent être utilisées, avec ou sans l'aide des aides techniques précédentes, pour
Ces éléments sont notamment développés dans le document de travail du W3C « How People with Disabilities Use the Web » daté du 10 décembre 2004. Le lecteur y trouvera une introduction à l'utilisation du Web par des personnes handicapées et de nombreuses explications relativement aux besoins de ces personnes lorsqu'elles utilisent des sites Web et/ou des applications basées sur le Web.
Ce document fournit enfin des informations relatives aux instructions et aux travaux techniques de l'initiative pour l'accessibilité du Web du consortium W3C (WAI) ; ce qui nous permet de faire la transition avec la section suivante.
Les recommandations du W3C
L’Initiative d’Accessibilité du Web (Web Accessibility Initiative ou WAI), structure spécialement dédiée aux problématiques d’accessibilité créée en 1996 au sein du W3C, pose les bases d’une standardisation de l’accessibilité numérique avec une série de recommandations.
Les WCAG 1.0
Une vue d’ensemble
Parmi ses recommandations, le W3C/WAI a notamment publié le 5 mai 1999 la version 1.0 des directives WCAG (« Web Content Accessibility Guidelines 1.0 ») [traduction des directives pour l'accessibilité aux contenus Web] pour l'accessibilité aux contenus Web.
Ces directives expliquent comment rendre les contenus Web accessibles aux personnes handicapées. Elles sont écrites à l’attention de tous les créateurs de contenu pour le Web (auteurs de pages et concepteurs de sites) et des développeurs d’outils de création de contenu.
Leur objectif principal consiste à promouvoir l'accessibilité (pour les personnes handicapées). Mais, en respectant de telles directives, on peut optimiser le contenu Web pour l’ensemble des utilisateurs, et ce indépendamment du programme utilisateur : browser, navigateur texte, navigateur vocal, Smartphone, etc. et ce quelques soient les contingences imposées par l’environnement d’utilisation (lieu bruyant, sur- éclairé ou sous-éclairé, en gardant les mains libres, etc.)
Ceci permet aux utilisateurs de trouver de l’information sur le Web plus rapidement. Ces directives ne cherchent pas à décourager l’utilisation par les créateurs de contenu d’images, de vidéo, etc., mais expliquent au contraire comment rendre ces mêmes contenus multimédias plus accessibles à une large audience.
Ces directives définissent des principes stables relatifs à des pages Web accessibles et donnent des orientations sur l'accessibilité des sites Web aux personnes présentant un handicap.
Ces directives sont aujourd’hui généralement considérées comme des guides de référence pour la création de pages Web accessibles. Elles ont été reconnues par la plupart des pays, dont la France dès 1999. Elles ont été reconnues par l'Europe en 2002.
Si, d’une façon générale, les recommandations WAI constituent les textes de loi, les WCAG 1.0 en sont les décrets d’application.
Les WCAG 1.0 comportent 14 directives qui sont conçues de manière à assurer une compatibilité ascendante avec l'évolution des technologies du Web, tout en permettant aux sites d'offrir un traitement réduit aux navigateurs existants.
Ces directives portent sur la conformité (propreté et complétude) du code (X)HTML ainsi que sur des points « de bon sens ». Le code (X)HTML doit être syntaxiquement et grammaticalement correct : balise correctement fermée et imbriquée, attribut entre guillemets, etc. Il doit contenir des informations autorisant une exploitation par toute personne et tout type de logiciels. Ainsi, pour prendre un exemple, les images doivent contenir un texte alternatif, les tableaux de données un résumé et un titre. Une page doit être exploitable même si le navigateur ne comprend pas le JavaScript, le Flash, les éléments multimédia, etc. Ceci signifie que les parties utilisant ces technologies doivent disposer d’un équivalent « HTML pur » au sein de la même page. Dans le même temps, le code doit être le plus léger possible et contenir le moins de code HTML « inutile » afin de ne pas pénaliser les personnes utilisant un navigateur texte ou des aides techniques (Cf. section § 1.2.2 « Les technologies d'assistance »). Ces quelques exemples permettent d’illustrer pour le lecteur le principe de l’accessibilité que ces directives visent à garantir si elles sont respectées.
Chacune de ces directives explique comment ces principes d'accessibilité s'appliquent aux caractéristiques d’un site Web. Les directives permettent aux personnes handicapées de consulter les pages Web à l'aide des aides techniques existantes (plage Braille, synthèse vocale, pointeur laser, loupes logicielles etc.). Par exemple, une directive précise que toute image doit disposer d'un texte alternatif afin qu'une personne non-voyante puisse avoir accès à l'information véhiculée par l'image ; seul le texte alternatif est lisible par une plage Braille ou une synthèse vocale). Cette directive est notamment incontournable lorsque les images sont utilisées comme seuls liens de navigation. Une autre directive s’intéresse aux légendes dans les fichiers son qui permettent de fournir l'information à des personnes qui ne peuvent pas entendre les fichiers son.
Les WCAG 1.0 prennent en considération tous les handicaps et reposent sur les standards techniques du Web. Mais suivre ces directives présentent d'autres avantages que de « simplement » permettre l'accès des personnes handicapées au Web. C'est également garantir que les sites Web seront utilisables quelle que soit la configuration du poste : browser configuré pour afficher les pages sans images (pour surfer plus rapidement…). Dans ce cas, le texte alternatif apparaît en lieu et place de l'image et permet à l'internaute de disposer de l'information. Cela permet aussi de réduire les frais de maintenance et d’assurer une meilleure portabilité des sites sur l'ensemble des supports d'affichage : constat important quand on comptabilise 720 millions d'utilisateurs de terminaux mobiles en 2004.
Chaque directive s’accompagne de points de contrôle qui lui sont propres. Ainsi, ce sont 65 points de contrôle qui sont décrits avec des exemples détaillés et des explications quant à la manière de mettre en œuvre les instructions pour l’accessibilité du contenu Web dans le document annexe « Techniques for Web Content Accessibility Guidelines 1.0 » [traductions des techniques pour les règles d'accessibilité du contenu Web 1.0]. Ce dernier renvoie, le cas échéant, selon la problématique à illustrer et le ou les domaines techniques considérés, sur une série de documents annexes :
Compte tenu de l’évolution technologique, ces documents techniques sont régulièrement mis à jour.
Les WCAG 1.0 s’inscrivent enfin dans une série de recommandations sur l'accessibilité du Web publiées par le W3C/WAI sur son site à la page « WAI Guidelines and Techniques ». Il est à noter que le W3C/WAI propose également une page d’accueil en français regroupant certaines traductions en français de ces documents dont le lien est précisé le cas échéant entre crochets dans la liste suivante.
Cette série comprend notamment :
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« Authoring Tool Accessibility Guidelines (ATAG) 1.0 » [traduction des directives d'accessibilité pour les outils d'édition 1.0] - Ces directives exposent comment les divers outils de création de contenu peuvent être utilisés de manière à créer des pages Web accessibles et indiquent comment rendre accessible un site en tant que tel.
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« User Agent Accessibility Guidelines (UAAG) 1.0 » [traduction des directives pour l'accessibilité des agents utilisateurs 1.0] - Ces directives expliquent comment améliorer l'accessibilité des navigateurs, des lecteurs multimédias et des technologies d'assistance (Cf. section éponyme § 1.2.2 « Les technologies d'assistance ») qui sont en interface avec ceux-ci.
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« XML Accessibility Guidelines (WAG) Working Draft » - Ces directives expliquent comment s'assurer que les applications basées sur XML favorisent l'accessibilité.
De façon à retrouver son chemin dans toutes ces directives, le W3C/WAI propose de guider les premiers pas pour rendre un site Web accessible : « WAI Resources on Introducing Web Accessibility ».
Les priorités et niveaux de conformité
Les WCAG 1.0 distinguent dans la section « Conformance » trois niveaux de priorité correspondant à trois niveaux de conformité aux directives:
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Priorité 1 - Les points de contrôle que doivent impérativement respecter les sites. Dans le cas contraire, un ou plusieurs groupes d'utilisateurs seront dans l'impossibilité d'accéder aux contenus et informations proposés par le site. Le respect de ces points de contrôle constitue une condition préalable fondamentale pour rendre les informations Web accessibles à certains groupes d’utilisateurs.
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Priorité 2 - Les points de contrôle recommandés pour réduire les obstacles dans l'accès aux sites Web. Dans le cas contraire, un ou plusieurs groupes d'utilisateurs seront dans l'impossibilité d'accéder aux contenus et informations proposés par le site. Le respect de ces points de contrôle permet de supprimer certains obstacles significatifs dans l'accès aux contenus Web.
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Priorité 3 Les points de contrôle qui améliorent le confort d'utilisation. Dans le cas contraire, un ou plusieurs groupes d'utilisateurs seront dans l'impossibilité d'accéder aux informations contenues dans le document. Le respect de ces points de contrôle permettra d'améliorer l'accès aux documents Web.
Une liste des points de contrôle par directives et ordre de priorité est définie dans le document « Checklist of Checkpoints for Web Content Accessibility Guidelines 1.0 ».
Les directives définissent également trois niveaux de conformité afin de simplifier les comparaisons :
Les WCAG 2.0
Le 8 janvier 2003, le W3C/WAI a publié un projet de révision des WCAG sous la forme d’une version 2.0 des WCAG.
La dernière révision de proposition en date, le « Web Content Accessibility Guidelines 2.0 - Editor's Draft » du 23 novembre 2005, repose très largement sur les WCAG 1.0 et vise le même objectif : expliquer comment rendre le contenu Web accessible aux personnes présentant un handicap et définir des seuils cibles d'accessibilité.
Cette proposition de version 2.0 intègre, par contre, l’ensemble des retours d'information et d’expérience vis-à-vis des WCAG 1.0 et s'intéresse tout particulièrement aux points à contrôler. Elle s'efforce d'appliquer les points à contrôler à un plus large éventail de technologies et d'utiliser un langage qui soit compréhensible pour un public plus hétérogène.
Le W3C/WAI travaille ici de manière attentive afin de s'assurer que les organisations et les personnes qui utilisent actuellement les WCAG 1.0 soient ultérieurement en mesure de passer en douceur à la version 2.0 de ces directives. WCAG 1.0 demeure la dernière version approuvée stable et constitue à ce titre la Référence tant que la version 2.0 ne sera pas approuvée à son tour.
Les principales différences entre la version 1.0 et la proposition de version 2.0
Depuis la sortie en mai 1999 des WCAG 1.0, le W3C/WAI a pu collecter nombre de retours d'information et d’expérience vis-à-vis des priorités notamment en ce qui concerne les points à contrôler et l'utilisabilité du jeu de documents proposé, ainsi que des demandes d'éclaircissement à propos de la signification de certains points à contrôler et de ce qu'il y a lieu de faire pour satisfaire aux exigences de contrôle.
La proposition de version 2.0, lorsqu'elle deviendra une recommandation W3C (selon toute vraisemblance, dans le courant de l’année 2006), devrait donc, à la lumière des documents disponibles :
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Etre organisée de manière plus efficace ;
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Adapter la priorité de certains points à contrôler ;
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Modifier, supprimer ou ajouter des exigences en raison de l'évolution des technologies Web depuis la publication des WCAG 1.0 ;
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Inclure l'erratum des WCAG 1.0 ;
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Refléter l'expérience acquise dans la mise en œuvre des WCAG 1.0 ;
Les WCAG 1.0 sont organisées autour de directives auxquels se rattachent des points de contrôle de priorité 1, 2 ou 3. Les points de contrôle constituent la base pour la détermination de la conformité avec les WCAG 1.0. La dernière révision de la proposition 2.0 en date est organisée autour de quatre grands principes de conception d’accessibilité Web. Chaque principe dispose de directives, et chaque directive de critères de succès de niveau 1, 2 et 3. Les critères de succès constituent la base pour la détermination de la conformité avec les WCAG 2.0.
Les améliorations de la proposition de version 2.0
La proposition de version 2.0 des recommandations précédentes pour l'accessibilité du contenu Web proposera plusieurs améliorations par rapport à la version antérieure. Si le principal objectif de la version 2.0 reste identique à celui des WCAG 1.0, à savoir promouvoir l'accessibilité du contenu Web, la version 2.0 comprend des objectifs supplémentaires qui constituent des améliorations et notamment :
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Veiller à ce que les exigences puissent s'appliquer à toutes les technologies ;
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Veiller à la clarté des exigences en matière de conformité ;
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Veiller à ce que les produits soient simples à utiliser ;
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Rédiger des textes s'adressant à un public plus large ;
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Identifier clairement les bénéficiaires d'un contenu accessible ;
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Veiller à ce que la nouvelle version assure une compatibilité descendante avec les WCAG 1.0 pour l'accessibilité du contenu Web ;
Le label AccessiWeb
En France, les travaux de l’association BrailleNet dans l'accessibilité du Web depuis 1997 a conduit à l'élaboration d'un label de Qualité : « AccessiWeb » qui veut permettre, dans l’attente d’une certification nationale ou européenne, de mesurer l’accessibilité des sites Web.
Le label AccessiWeb vise à qualifier l'accessibilité d'un site Web dans son concept général (accessible à tout le monde et quelle que soit la technologie de consultation utilisée) conformément à la définition de Tim Berners-Lee proposée à la section § 1.1 « Définir l’accessibilité numérique » et non pour un type de technologie ou pour une population spécifique.
Pour cela, le label AccessiWeb se fonde sur le fait que l'application des recommandations internationales du W3C/WAI et en l’occurrence des directives des WCAG 1.0 (Cf. section § 1.3.1 « Les WCAG 1.0 »), dont le principe est clair et non contesté, nécessite une interprétation et des adaptations selon le contexte. Pour cela, une méthode d'implémentation et de vérification est nécessaire, définissant de la façon la plus objective et la concrète possible les conditions de leur mise en œuvre.
En ce sens, ce label constitue une méthode d'application des recommandations du W3C/WAI et comprend 2 éléments indissociables :
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Une liste de 92 critères AccessiWeb (55 critères « Bronze », 23 critères « Argent », 14 critères « Or ») publiée en décembre 2003 et établie sur la base des 14 directives des WCAG 1.0 précédemment abordées ; à l’exception de 3 critères « Or », ces critères sont tous reliés à un point de contrôle ;
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Une méthode d'évaluation ;
Le Guide AccessiWeb propose une fiche pratique par critère AccessiWeb pour aider à le comprendre, à l'évaluer et à l'implémenter.
Il se décline en 3 niveaux :
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Niveau Bronze - Un site Web a le niveau « Bronze » si les 55 critères AccessiWeb de ce niveau sont respectés. Un tel site Web offre un bon niveau d'accessibilité qui permet, en particulier aux personnes handicapées, de le consulter via des technologies d’assistance et des stratégies adaptatives (Cf. sections éponymes « Les technologies d'assistance » et « Les stratégies adaptatives »).
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Niveau Argent - Un site Web a le niveau « Argent » s’il a le niveau « Bronze » et si les 23 critères AccessiWeb « Argent » sont respectés. Un tel site Web de niveau « Argent » a un très bon niveau d'accessibilité.
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Niveau Or - Le site Web a le niveau « Or » si les 92 critères d’AccessiWeb sont respectés. Un tel site Web a un excellent niveau d'accessibilité.
Le certificat de chaque niveau est obtenu à l’issu d’un processus de labellisation (Cf. section « Certification AccessiWeb de Bronze »).
En tant que méthode d’application des recommandations de W3C/WAI, les niveaux du label AccessiWeb permettent de vérifier ceux définis dans les WCAG 1.0 (A, AA et AAA, Cf. section « Les priorités et niveaux de conformité ») :
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Un site qui obtient le label AccessiWeb de Bronze a nécessairement le niveau A de W3C/WAI ;
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Un site qui obtient le label AccessiWeb d’Argent a nécessairement le niveau AA de W3C/WAI ;
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Un site qui obtient le label AccessiWeb d’Or a nécessairement le niveau AAA de W3C/WAI ;
Le tableau de correspondance avec les WCAG 1.0 proposé par BrailleNet peut être consulté à cet effet. Il est à noter que la réciproque n’est pas vraie.
Le référentiel accessibilité des services Internet de l’administration française
L’article 47 de la loi n° 2005-102 pour « l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » précise :
« Les services de communication publique en ligne des services de l’état, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent doivent être accessibles aux personnes handicapées.
L'accessibilité des services de communication publique en ligne concerne l'accès à tout type d'information sous forme numérique quels que soient le moyen d'accès, les contenus et le mode de consultation. Les recommandations internationales pour l'accessibilité de l'internet doivent être appliquées pour les services de communication publique en ligne.
Un décret en Conseil d'Etat fixe les règles relatives à l'accessibilité et précise, par référence aux recommandations établies par l'Agence pour le développement de l'administration électronique, la nature des adaptations à mettre en œuvre ainsi que les délais de mise en conformité des sites existants, qui ne peuvent excéder trois ans, et les sanctions imposées en cas de non-respect de cette mise en accessibilité. Le décret énonce en outre les modalités de formation des personnels intervenant sur les services de communication publique en ligne. »
Le nombre de sites de communications en ligne dépendant de l'état se chiffre en milliers. La DGME (Direction Générale de la Modernisation de l'État), nouvellement créée à partir du regroupement de quatre directions dédiées à la réforme de l'Etat dont l'ADAE (Agence pour le Développement de l’Administration Electronique), estime qu’environ 7000 sites Web publics concernés par cette mesure et devront être ainsi rendus accessibles.
En réalité leur nombre est sans doute beaucoup plus important puisque de nombreux organismes publics développement leurs sites Web, par centaines, tels les universités ou les établissements d'enseignement primaire ou secondaire.
Un certain nombre de collectivités et institutions ont d’ores et déjà fait l'effort d'intégrer les recommandations de la WAI et la question de l'accessibilité. C’est le cas par exemple du Sénat, du Conseil Général des Vosges, ou bien encore le site http://www.handicap.gouv.fr.
L’obligation s'inscrit dans le cadre de la modernisation de l’Etat et du développement de l’ « administration électronique », autrement dit de l'utilisation des nouvelles technologies, pour arriver à un meilleur échange à la fois au sein des administrations et entre l'administration et les citoyens.
Dans ce contexte et en réponse au point 31 de la résolution du parlement européen du 13 juin 2002 « tous les sites publics européens doivent avoir le niveau double A (AA) du W3C/WAI », l’administration française par la voix désormais de la DGME propose aujourd’hui les bases nécessaires permettant de faciliter la mise en œuvre des WCAG 1.0 (Cf. section « Les WCAG 1.0 ») au travers du « Référentiel accessibilité des services Internet de l’administration française – Version 2004 » en s’appuyant sur le label AccessiWeb comme méthode d’application des recommandations de W3C/WAI (Cf. section précédente). Il devrait évoluer avec la très probable disponibilité des WCAG 2.0 en 2006 pour en reprendre les critères de succès.
Ce « référentiel accessibilité » s’inscrit en droite ligne du plan d’action 2004-2007 du programme ADELE (lancé par le premier ministre et également porté par la DGME) qui n’oublie pas l’accessibilité :
« L’accessibilité des services aux personnes souffrant d’un handicap sera assurée. Les administrations devront respecter un cahier des charges favorisant l’accessibilité aux services proposés par l’administration électronique. »
Pour mémoire, le programme ADELE compte 140 fiches projets (réparties sur 21 directions/ministères) avec un financement annoncé de 1,8 M€.
Le « référentiel accessibilité » dans sa version actuelle est devenu la référence en France. C’est sur la base de ce « référentiel accessibilité » commun proposé aux différents acteurs qu’ils soient utilisateurs, maître d’ouvrage, fournisseur ou intégrateur de service, éditeurs de logiciels, etc. que seront développés et évalués les services via le Web offerts par l’administration.
Le « référentiel accessibilité » vise à définir un cadre technique, méthodologique et organisationnel en matière d’accessibilité des sites et des services disponibles sur intranet et Internet de l’administration française et se compose aujourd’hui pour cela de deux parties :
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Une première partie traite plus particulièrement de critères d’accès. Celle-ci adopte et reprend la liste des 92 critères AccessiWeb (Cf. section précédente)
Comme indiqué dans la présentation du « référentiel accessibilité », « les délais d’adoption du référentiel international (notamment celui du W3C WCAG 2.0) imposent la publication immédiate d’un référentiel national. Les critères du Référentiel sont appelés à évoluer périodiquement afin de converger vers les travaux internationaux et notamment ceux du W3C/WAI (les WCAG 2.0). »
Dans ce contexte, le présent livre-blanc tente de donner un éclairage selon les deux perspectives, celle des directives WCAG et celle d’AccessiWeb comme méthode d’application des recommandations de W3C/WAI de façon à s’inscrire dans cette convergence annoncée du « référentiel accessibilité ».
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A cette partie « traditionnelle », s’ajoute une seconde partie qui aborde des critères d’utilisabilité (Cf. section § 1.1.1 « Accessibilité ou « utilisabilité » ? »). Ces critères sont notamment issus des travaux de Jakob Nielsen et de Marie Tahir, experts internationaux reconnus dans ce domaine (« useit.com: Jakob Nielsen's Website »).
L'accessibilité numérique devient un critère d'éligibilité des réponses aux appels d'offre publics concernant le développement de services numériques ou de logiciels, qui renvoient aux spécifications du « référentiel accessibilité ».
Dans le cadre de la rédaction des appels, des réponses à ces appels et de l'évaluation des offres, il est nécessaire de pouvoir disposer dans le même temps de documents techniques de références prenant en compte les technologies et leurs évolutions.
Encore faut-il tenir compte des caractéristiques de chaque collectivité locale (compétences internes par exemple) et de leur budget. Sans compétence technique et pour un coût raisonnable, comment être certain de maintenir un site accessible au fil des mises à jour, comment proposer de nouveaux services ? Comment anticiper les efforts nécessaires pour rendre son site dynamique et accessible ?
Le développement de l'administration électronique accessible et la mise en conformité de l’ensemble de ces sites dans un délai de trois ans constitue un grand chantier passe davantage par une approche rationnelle et pragmatique :
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intégrant au plus tôt les besoins des personnes handicapées, les contraintes d’organisation et de coûts des administrations dans la conception de leurs outils, etc.,
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et établissant des objectifs, des étapes et des priorités en conséquence,
Que par une approche dogmatique de l’accessibilité.
Seule une telle approche permettra de maintenir un site Web réellement accessible à un coût raisonnable.
Les engagements de Microsoft
Microsoft prend en compte les besoins des personnes handicapées ou malades dans le domaine de l'informatique pour leur permettre de bénéficier des nouvelles technologies tant dans leur cadre professionnel que pour leur usage personnel.
Microsoft a reconnu très tôt que les technologies informatiques constituaient un outil important et puissant pour les personnes souffrant d’un handicap ou d’une diminution de leurs facultés. Depuis deux décennies, Microsoft a exploré et fait évoluer les fonctionnalités d’accessibilité qui sont intégrés dans ses produits. Microsoft s’est engagé à offrir des innovations continues dans ce domaine (Cf. « Microsoft's Corporate Mission and Accessibility Strategy ») et a constitué à cette attention l’Accessible Technology Group (ATG) dont les 50 personnes dédiées gèrent et coordonnent tous les efforts associés au sein de la société.
L’engagement de Microsoft pour l’accessibilité contribue à donner aux gouvernements les moyens de choisir des technologies accessibles ; ce qui améliore notamment les opportunités d’emploi des personnes souffrant d’une invalidité ou d’une incapacité et offre un meilleur accès aux services publiques. Microsoft supporte les initiatives, directives et réglementations des gouvernements pour piloter l’inclusion numérique en mettant à disposition l’information sur l’accessibilité des produits Microsoft, et comment ils répondent à une variété de standards d’accessibilité communément adoptés.
Aux Etats-Unis notamment, la section 508 du « Rehabilitation Act » impose aux agences fédérales de rendre leur technologie informatique et électronique accessible aux personnes handicapées. La Section 508 crée une forte motivation pour les éditeurs de logiciel afin d’intégrer plus et de meilleures fonctionnalités d’accessibilité au sein de leurs produits. Elle complémente et renforce le travail que Microsoft a déjà entrepris pour rendre la technologie universellement accessible.
Pour de plus amples informations, vous pouvez vous référer à l’engagement public de Microsoft l’adresse Internet « Microsoft Actively Supports Section 508 ».
En Europe, Microsoft supporte l’initiative eInclusion de la Communauté Européenne mentionnée précédemment et participe aux efforts transatlantiques de support de i2010.
Dans ce contexte, l’objet du présent livre-blanc vise à :
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Préciser le niveau de conformité natif des principales solutions Microsoft proposées aujourd’hui pour la constitution et la publication de sites Web Internet, intranet et extranet avec les critères d’accès de la « référentielle accessibilité ».
Il s’appuie pour cela, entre autre, sur les documents VPAT (Voluntary Product Accessibility Template) des produits Microsoft concernés et disponibles à l’adresse Internet http://www.microsoft.com/resources/government/section508.aspx dans le cadre de la Section 508. Un document VPAT décrit précisément comment un logiciel satisfait ou non aux standards de la Section 508 ;
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Etablir, le cas échéant, les recommandations nécessaires pour la conception et la réalisation de pages Web accessibles ;
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Proposer une approche d’évaluation et de validation avec l’outillage associé préalable à une éventuelle démarche de certification du site résultant ;
Le présent livre-blanc s’intéresse aux différentes solutions Microsoft disponibles aujourd’hui pour la constitution, la gestion et publication de sites Web Internet, intranet et extranet.
Il s’agit en l’occurrence de :
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Content Management Server 2002,
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Et des technologies SharePoint avec SharePoint Portal Server 2003 et Windows SharePoint Services 2.0.
La technologie ASP.NET 2.0 apporte des améliorations significatives vis-à-vis de l’accessibilité numérique dans 6 domaines : images accessibles, formulaires accessibles, navigation accessible, données accessibles, page maître et XHMTL. Tous ces éléments sont développés et illustrés dans l’article MSDN « Building ASP.NET 2.0 Web Sites Using Web Standards ».
La technologie ASP.NET 2.0 a été conçue de façon à permettre aisément une conformité avec l’ensemble des points de contrôle de priorité 1 et 2 des WCAG 1.0 ainsi qu’avec l’ensemble des directives de la section 508. Toutes ces directives sont prises très au sérieux et il est de la responsabilité de tout développeur travaillant avec le Framework ASP.NET 2.0 de passer en revue et de tester chaque contrôle ASP.NET vis-à-vis de l’accessibilité numérique.
Ce document doit contribuer à la constitution d’un référentiel technique pour l'accessibilité, disponible pour tous les acteurs concernés, lors de la conception, des recettes et des contrôles périodiques à effectuer sur les sites Web.
Le cadre et le contexte général de ce livre blanc étant à présent établi, intéressons nous à présent aux solutions Microsoft citées précédemment et, en premier lieu, à Content Management Server 2002.